L’idée : La difficulté du processus d’obtention du verre opalin, connu depuis le XVIè siècle, donne tout son intérêt à la création de luminaire. Une production de pièces uniques, réalisées au départ d’éléments existants issu de la production de masse, a uni deux matériaux précieux, le verre translucide blanc et la porcelaine. L’éclat de ces deux matériaux est si proche que leur mariage devenait une évidence remarquée lors du Salon de Milan 2012.
Les luminaires présentés aujourd’hui sont le résultat d’un long travail pour surmonter bien des obstacles. La recherche d’un maître verrier capable de réaliser le globe translucide et la réalisation du pied en porcelaine font partie des principales difficultés rencontrées. La démarche de production conjuguée aux techniques artisanales questionne nos schémas de consommation.

L’objet : Le globe opalin de son luminaire se compose de trois couches de verre superposées, mises en forme par soufflage à la bouche dans un moule en bois. Cette technique ancestrale permet de réaliser des séries limitées, la durée de vie du moule, qui se consume un peu plus à chaque tirage, se limitant à une cinquantaine de pièces. Chaque exemplaire, numéroté et signé est donc unique, avec ses qualités et les petits défauts inhérents à toute production artisanale. L’autre moule, permettant cette fois la réalisation du pied en porcelaine, se compose de cinq parties amovibles assemblées pour permettre un démoulage parfait.
Une fois sortis des fours, ces éléments réunis par le designer forment un luminaire élégant, diffusant  une lumière chaude et douce, à l’image des matériaux qui le constituent.